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Art contemporain en Albanie – Un bref panorama

par Adela Demetja

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Le contexte local et ses spécificités

Lorsque l’on s’intéresse de plus près à la scène artistique contemporaine en Albanie, il convient de garder à l’esprit que nous avons affaire à une réalité à la fois très spécifique et très jeune. Jusqu’au début des années 1990, l’art en Albanie s’exposait principalement sous le contrôle du régime communiste, conformément aux préceptes du réalisme socialiste. L’Albanie n’a pas seulement manqué, dans le domaine artistique, la plupart des développements modernistes et post-modernistes, elle a aussi été le seul pays d’Europe à se retrouver isolé et inaccessible. La transition d’une dictature à parti unique vers un pluralisme centré autour d’un système économique libéral ne s’est pas faite sans heurts. En 1997, outre l’effondrement de toutes les propriétés étatiques, le pays a connu une quasi-guerre civile, à la suite de la crise des pyramides1 qui entraîna, au cours de la même décennie, un deuxième effondrement et des troubles majeurs.

Après les années 1990, l’Albanie, à la différence d’autres pays de la région cherchant à rebâtir des identités nationales, est avide de progresser, et s’ouvre en s’amarrant avec enthousiasme à l’Union Européenne. Boris Groys, philosophe et théoricien de la culture, formule l’observation critique que le communisme est appréhendé comme un retard dans le développement normal des sociétés est-européennes – « un retard après lequel il ne reste rien si ce n’est la nécessité avérée d’un rattrapage2 ». Selon Groys, la société post-communiste a connu simultanément une ouverture vers l’époque pré-communiste, en quête d’identité nationale, et une ouverture vers le monde globalisé et le système libéral démocratique occidental. Parallèlement, l’ouverture des anciens pays communistes constitue un élément favorable à l’esprit universel et contemporain de mondialisation qui se nourrit d’identités culturelles, d’hétérogénéité et de différence. Là encore, on ne peut qu’abonder dans le sens de Groys lorsqu’il interprète3 cette préférence pour l’hétérogénéité et la diversité culturelles comme un goût dicté par le marché.

Dans le domaine artistique, après la chute du mur de Berlin, un intérêt accru envers l’Europe de l’Est se manifeste à l’Ouest. Il se traduit par l’organisation de grandes expositions artistiques4 consacrées à la région. Comme le souligne Boris Buden5, écrivain et critique culturel, il serait naïf de penser que les pays occidentaux s’intéressent exclusivement au développement de la scène et du marché artistiques. La culture et la production artistique se sont toujours développées en parallèle des processus sociaux, économiques et politiques ; elles en dépendent. Selon Buden, cet intérêt marqué pour l’art et la culture du Sud-Est de l’Europe après les années 1990 est à appréhender dans le contexte de la politique d’élargissement de l’Union Européenne : « Le secteur industriel privé – les banques, les compagnies d’assurance, les grandes entreprises, les médias, etc. –, ou ceux qui détiennent le pouvoir politique et qui servent leurs intérêts, sont plus que disposés, notamment au nom du sacro-saint dessein posé aujourd’hui par l’intégration européenne, à remplir les poches, si souvent vides, de l’élite culturelle et artistique6. »

Dès lors, dans ce nouveau contexte historique albanais, le secteur artistique connaît une évolution dont certains éléments sont caractéristiques du post-communisme.

Les débuts de l’art contemporain en Albanie et la Biennale de Tirana

Pour les artistes qui forment la jeune génération des années 1990, la préoccupation principale porte sur la libération des formes traditionnelles de la peinture et de la sculp-ture, ainsi que sur l’exploration de nouveaux médias comme la photographie, la vidéo, l’installation et la performance. En 1997, des artistes comme Gentian Shkurti et Adrian Paci se mettent à utiliser la vidéo comme médium artistique, afin de documenter les expériences personnelles et collectives qui ont lieu lors de la crise des pyramides et à sa suite. La même année, Gëzim Qëndro, éminent historien et critique d’art albanais, est nommé directeur de la Galerie nationale des arts. Par le biais de la galerie, il commence à publier PamorArt, le premier magazine d’art institutionnel, qui devient une plateforme permettant d’analyser et de documenter les changements intervenant dans le secteur artistique, mais aussi d’analyser pour la première fois la spécificité de la situation post-communiste. Le commissaire d’exposition Edi Muka, diplômé en 1991 de ce qui est aujourd’hui l’Université des Arts de Tirana, est l’un des premier·ère·s à interroger la relation entre forme et contenu, ainsi que le rôle de l’art dans le nouveau contexte social7. En 1998, il est le premier à organiser des expositions collectives regroupant des artistes albanais·es émergent·e·s, dont celle intitulée « Welcome to Wonderland » à la Galerie nationale des arts de Tirana. La même année, il organise le prix Onufri ‘98, concours artistique fondé par la même Galerie nationale pour soutenir les artistes albanais·es et qui, dès 1998, accueille aussi des artistes internationaux·ales. La 23e et dernière édition de ce prix a lieu en 2017. Lors de la première édition du concours, le prix8 est attribué à l’artiste albanais Alban Hajdinaj, qui le reçoit des mains d’Edi Rama, nommé ministre de la culture en 1998. Rama, installé en France avec l’artiste Anri Sala, était rentré en Albanie pour les obsèques de son père, le célèbre sculpteur du réalisme socialiste Kristaq Rama. Le Premier ministre de l’époque, Fatos Nano, lui a téléphoné pour lui proposer le poste de ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports. Ceci a changé du tout au tout le cours de sa vie, comme le confie Rama9 – inaugurant une ère de relations étroites entre art et politique dans l’Albanie contemporaine. En 1999, Edi Muka est le curateur de la toute première participation de l’Albanie à la Biennale de Venise, alors dans sa 48e édition, avec les œuvres de Alban Hajdini, Edi Hila, Gazmend Muka, Adrian Paci, Flutura Preka & Besnik Haxhillari, Edi Rama, Anri Sala, Astrit Vatnikaj, Lala Meredith-Vula et Sislej Xhafa. Cette participation est co-organisée par Edi Rama et le magazine Flash Art10. En 2001, la première Biennale de Tirana, intitulée « Escape », se déroule à la Galerie nationale des arts et dans le hall d’exposition baptisé Pavillon chinois. Cet événement est dirigé par Giancarlo Politi et coordonné par Edi Muka et Gëzim Qëndro sous la présidence d’Edi Rama, devenu en 2000 maire de Tirana.

Cette biennale, faisant la part belle à la jeune génération d’artistes albanais·es et internationaux·ales, vise également à offrir une alternative aux événements artistiques à gros budget comme la Biennale de Venise. Vanessa Beecroft, Francesco Bonami, Nicolas Bourriaud, Maurizio Cattelan ou Hans Ulrich Obrist comptent parmi les trente-quatre curateur·rice·s et artistes chargé·e·s de sélectionner les quelque deux cents artistes, en proposant des groupes d’artistes soit internationaux·ales soit issu·e·s de pays spécifiques. Soudain, tout le monde de l’art, et au-delà, entend parler de Tirana. Bien que cette Biennale ait un fort impact en dehors de l’Albanie, son influence, sur le plan local, est plus complexe à déterminer. Il s’avère11 que Tirana est seulement mise à contribution en vue de produire à faible coût un événement artistique très médiatisé et de le lancer comme un produit, dans l’intention de le vendre ailleurs. La deuxième Biennale de Tirana est organisée sans l’implication de Politi, mais avec le soutien du conseil municipal. Parmi les curateur·rice·s de cette deuxième édition figurent Hans Ulrich Obrist et Anri Sala, qui invitent des artistes de renommée internationale à peindre les façades des bâtiments, sur le modèle de l’action mise en œuvre en 2000 par Edi Rama, alors maire de la ville. La troisième Biennale, baptisée « Sweet Taboos », se déroule en 2005 ; elle comprend cinq volets organisés par Edi Muka et Gëzim Qëndro, Roberto Pinto, Zdenka Badovinac, Joa Ljungberg et Hou Hanru. À cette époque-là, l’Institut d’Art contemporain de Tirana est déjà fondé et organise à son tour en 2009 la quatrième édition de la biennale, intitulée « The symbolic efficiency of the frame », avec pour curateur·rice·s Edi Muka et Joa Ljungberg. Malgré le succès de l’organisation des troisième et quatrième éditions et de leur inscription aussi bien au niveau local qu’international, aucune autre édition n’aura lieu. Financée par l’Union Européenne, par des fondations étrangères et par des parrainages privés, la quatrième édition ne bénéficie cependant pas de financement public, ce qui explique peut-être que la Biennale ne soit pas renouvelée. En 2007, Edi Muka et Joa Ljungberg organisent la Biennale de Göteborg en Suède, où ils vivent et travaillent depuis.

La scène artistique contemporaine à Tirana

Jusqu’au milieu des années 2000, le discours contemporain sur l’art en Albanie se développe majoritairement au sein des institutions sous la tutelle de l’État. Des initiatives indépendantes commencent à émerger à partir du milieu de la décennie, pour devenir ensuite les principaux acteurs du développement de ce discours. Si, ces quinze dernières années, Tirana voit apparaître et disparaître plusieurs initiatives indépendantes, peu réussissent à se maintenir et à poursuivre leurs activités. Or, le T.I.C.A. (Tirana Institute of Contemporary Art), le ZETA (Center for Contemporary Art) et le TAL (Tirana Art Lab – Center for Contemporary Art) perdurent et s’imposent comme piliers de la scène artistique.

Le T.I.C.A.12 est le premier centre d’art contemporain fondé en 2006 par Edi Muka, Tina Finnäs, Joa Ljungberg, Monica Melin, Gëzim Qëndro et Stefano Romano. Dépourvu de lieu permanent, le T.I.C.A., outre l’organisation de la Biennale de Tirana, joue un rôle majeur dans le soutien continu à la scène artistique locale, par le biais d’un programme varié d’expositions, de projections de films, de performances et de collaborations avec d’autres initiatives artistiques à Tirana. Au centre de l’action du T.I.C.A. figure le programme international « Artist in Residency » soutenant la production d’œuvres artistiques pour les artistes émergent·e·s, tout en permettant les échanges interculturels.

Le ZETA Center for Contemporary Art13 est un espace d’exposition à but non lucratif fondé en 2007 par Valentina Koça. Seule structure indépendante dotée d’un espace permanent, il accueille des expositions d’artistes établi·e·s comme Edi Hila, Franc Ashiku, Ali Oseku et Lumturi Blloshmi, et organise aussi des expositions personnelles et collectives de jeunes artistes émergent·e·s, albanais·es ou internationaux·ales. En 2018, le ZETA prend la direction du prix Ardhje, récompensant de jeunes artistes visuel·le·s contemporain·e·s de moins de trente-cinq ans ; jusque-là, il en avait été le co-organisateur avec le T.I.C.A.

Le TAL – Tirana Art Lab Center for Contemporary Art14 – est fondé en 2010 par l’autrice de cette présente contribution dans le but de soutenir les artistes contemporain·e·s émergent·e·s originaires d’Albanie et de la région par le biais de programmes de résidence, d’expositions, de conférences et de publications. Ce centre, concerné par les processus et la recherche, vise à résister à la politisation, à la polarisation et aux pratiques néocoloniales qui se diffusent dans la scène culturelle locale aussi bien que mondiale. Grâce à des projets passés comme « Heroes we love » et le projet actuel « Beyond Matter », le TAL est la seule institution albanaise à bénéficier du soutien du programme Europe Créative comme partenaire de projets à long terme, réalisés en collaboration avec plusieurs institutions internationales15.

Ces dernières années se caractérisent par un intérêt croissant pour l’art contemporain de la part des politiques étatiques, notamment depuis la nomination en 2013 d’Edi Rama au poste de Premier ministre. En 2015, un institut d’art et de recherche nommé Center for Openness and Dialogue a été créé au sein du cabinet du Premier ministre, à l’initiative de ce dernier. Ce centre, qui comprend une bibliothèque ainsi qu’un espace d’exposition, a été inauguré avec une sélection d’œuvres de Philippe Parreno, Carsten Höller et Thomas Demand. Le site web officiel16 explique que ce centre fonctionne selon un agenda (disponible sur le site), avec des expositions thématiques organisées et fondées sur des propositions ouvertes et des thèmes d’intérêt public. Néanmoins, le programme d’expositions présenté jusqu’à présent ne correspond à aucun concept clair, et le processus de sélection n’a pas été rendu transparent. En conséquence, la nature du centre, ainsi que son mode de fonctionnement, font l’objet de fortes critiques17.

En 2018, le curateur Erzen Shkololli est nommé au poste de directeur de la Galerie nationale des arts18. Avec la revitalisation de cette institution et un programme articulé autour d’expositions qualitatives, la Galerie nationale retrouve son rôle dans l’élaboration du discours artistique en Albanie et au-delà. Courant 2019, les curateurs Nataša Ilić et Adam Szymczyk, accompagné·e·s d’un groupe d’artistes nationaux·ales et internationaux·ales, travaillent sur l’exposition intitulée « Tirana Patience » qui, élaborée dans un dialogue avec la collection existante, se veut une tentative de réflexion sur le sens de l’exposition aujourd’hui.

Le climat sociopolitique actuel encourage l’émergence de nouvelles initiatives comme Harabel Contemporary Art Platform et Bazament, et la réémergence d’initiatives existantes comme le DebatikCenter for Contemporary Art.

Le centre artistique Bazament19, créé par l’artiste Genti Korini et la productrice Amantia Peza, est inauguré en mars 2018 comme nouvel espace d’exposition dédié à l’art contemporain. Son activité se déploie autour de la production de projets d’exposition, de conférences et de projections. Jusqu’à présent, elle s’est surtout centrée sur la programmation d’expositions personnelles d’artistes albanais·es émergent·e·s et établi·e·s vivant en Albanie ou à l’étranger.

Harabel Contemporary Art Platform20 organise sa première conférence en avril 2018. Fondée par l’artiste Driant Zeneli et le promoteur culturel Ajola Xoxa, cette plateforme centre ses activités sur la promotion de l’art public. L’une des principales caractéristiques de cette plateforme est son archive de portfolios d’artistes comprenant plus de quatre-vingt-dix artistes albanais·es contemporain·e·s. Le site web d’Harabel comprend aussi un blog documentant la scène artistique albanaise contemporaine par le biais de critiques d’exposition en albanais et en anglais avec documentation photographique.

Le DebatikCenter of Contemporary Art21 (D.C.C.A.) est fondé en 2003 par un groupe de jeunes artistes contemporain·e·s albanais·es, conduit·e·s par l’artiste Armando Lulaj et lancé la même année avec une performance coïncidant avec l’ouverture de la deuxième Biennale de Tirana. Depuis lors, le D.C.C.A. a servi de structure pour la production d’œuvres des artistes impliqué·e·s dans ce groupe. Cette initiative auto-organisée réémerge en septembre 2018 avec un site web présentant ses actions, à savoir des interventions dans l’espace public et la production d’œuvres d’art et de théories critiques. Dans sa forme actuelle, le DebatikCenter of Contemporary Art rassemble artistes, universitaires, activistes, architectes, etc. désireux·ses de documenter la situation albanaise contemporaine, de développer des stratégies de résistance et de rendre visibles les mécanismes d’inclusion et d’exclusion au sein des structures d’art contemporain.

Le Tulla Cultural Center22 et Tirana Ekspres23 sont des lieux interdisciplinaires qui ont accueilli des expositions et des événements d'art contemporain au cours des années tandis que d’autres initiatives qui n’existent plus aujourd’hui ont grandement contribué dans le passé à façonner la scène artistique contemporaine de Tirana. Citons notamment : 1.60 Insurgent Space24 et la Galerie MIZA25.

Le fait que ces initiatives indépendantes n’aient pas perduré constitue un rappel des obstacles auxquels la scène artistique indépendante est confrontée en permanence. Le financement public est limité, et certaines des initiatives existantes n’en perçoivent aucun, alors qu’il n’existe pas de cadre juridique encourageant le financement par le secteur privé. En outre, dans le secteur culturel, la plupart des personnes dirigeant les institutions indépendantes ne sont pas rémunérées pour ce travail et sont donc contraintes d’avoir des emplois à côté. Dans ces conditions difficiles où l’art peut aisément être subordonné au pouvoir, il convient donc de se poser la question suivante, centrale : qui résiste, et comment ?

Je pense que la réponse se trouve dans les priorités qui animent la formation et les pratiques des institutions indépendantes, leurs méthodes et les procédures de fonctionnement, le sens créé par leurs programmes et les discours auxquels elles choisissent de contribuer.

Bio :

Adela Demetja est commissaire d’exposition, artiste et autrice, née en 1984 à Tirana, en Albanie. Elle est titulaire d’un master en « Curatorial and Critical Studies » de la Städelschule et de l’Université Goethe de Francfort-sur-le-Main. Elle a d’abord suivi une formation de peintre en étudiant de 2002 à 2006 à l'Académie des Arts de Tirana. Adela Demetja dirige le Tirana Art Lab – Centre for Contemporary Art, institution artistique indépendante, qu'elle a créée en 2010. En tant que curatrice indépendante, elle a organisé de nombreuses expositions dans des institutions internationales, notamment le Théâtre Maxime Gorki (Berlin), le Portland Institute for Contemporary Art, Lothringer 13 Kunsthalle (Munich), Villa Romana (Florence), Haus am Lützowplatz (Berlin), ainsi que la troisième édition de la Project Biennial of Contemporary Art D-0 ARK Underground (Konjic) ou encore le festival Action Field Kodra (Kalamaria).

Notes

  1. La crise albanaise s’est déroulée en Albanie du 16 janvier au 11 août 1997. Elle a eu pour principale cause l’effondrement de pyramides de Ponzi, faisant perdre au pays près de la moitié de son PIB. Elle s’est conclue par la chute du président et un changement de gouvernement.
  2. Boris Groys, « Die postkommunistische Situation », in Boris Groys, Anna von der Heide et Peter Weibel (eds.), Zurück aus der Zukunft. Osteuropäische Kulturen im Zeitalter des Postkommunismus, Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 2005, p. 36.
  3. Ibid., p. 46.
  4. « After the Wall », Moderna Museet Stockholm, 1999 ; « In Search of Balkania », Neue Galerie Graz, 2002 ; « Blut und Honig », Sammlung Essl Klosterneuburg, 2003 ; « Balkan Visions », ARGE Kunst Bolzano, 2003 ; « In den Schluchten des Balkan », Kunsthalle Fridericianum Kassel, 2003 ; « Privatizations – Contemporary Art from East-ern Europe », Kunst Werke Berlin, 2004.
  5. Boris Buden, « Die Erfindung der BalkanKunst » in René Block et Marius Babias (eds.), Die Balkan-Triologie, Munich, Schreiber Verlag, 2007, p. 199-201.
  6. Ibid., p. 201.
  7. Edi Muka, « Impas apo shprese », PamorArt, n°1, mars 1998, p. 25-27.
  8. RTV Klan Arkiv, Shpallen fituesit e konkursit Onufri ‘98 (20 Dhjetor 1998), 1998,
    youtube.com/watch?v=o5kmTo32reo [consulté le 26 janvier 2020].
  9. Voir la discussion d’Edi Rama avec Hans Ulrich Obrist et Anri Sala, « Edi Rama and Anri Sala », Artforum, vol. 52, n°6, février 2014
    artforum.com/ print/201402/edi-rama-and-anri-sala-45004 [consulté le 26 janvier 2020].
  10. Voir Massimiliano Gioni, « Anri Sala », CURA. magazine
    curamagazine.com/ anri-sala [consulté le 26 janvier 2020].
  11. Voir Jennifer Higgie, « Tirana Biennale 3 », Frieze, 15 janvier 2006
    frieze.com/article/ tirana-biennale-3 [consulté le 26 janvier 2020] ;
    Charles Green et Anthony Garden, « Delegating Authority », in Biennials, triennials, and documenta: the exhibitions that created contemporary art, Chichester, Wiley-Blackwell, 2016, p. 209-240.
  12. Voir le site du T.I.C.A. :
    tica-albania.org/new/en [consulté le 26 janvier 2020].
  13. Voir le site du ZETA Center for Contemporary Art :
    qendrazeta.com [consulté le 26 janvier 2020].
  14. Voir le site du T.A.L. :
    tiranaartlab.org [consulté le 26 janvier 2020].
  15. ZKM – Centre des arts et des médias de Karlsruhe, Centre Pompidou de Paris, Musée Ludwig de Budapest, Art Hall de Tallinn, UGM – Maribor Art Gallery et Musée de l’histoire bulgare de Belgrade.
  16. Voir le site du Center for Openness and Dialogue :
    cod.al/en/?page_id=1833 [consul-té le 26 janvier 2020].
  17. Voir Jonida Gashi, « These are (not) the things we are fighting for! », DebatikCenter for Contemporary Art, décembre 2015
    debatikcenter.net/ texts/jonida_gashi [consulté le 26 janvier 2020] ;
    Romeo Kodra, « The art from the Lascaux Caves to COD (Center for Openness and Dialogue). Discovering and discaverning’ Edi Rama. Part I », AKS Revista, octobre 2018
    aksrevista.wordpress.com/ 2018/10/31/__trashed/ [consulté le 26 janvier 2020];
    Romeo Kodra, « The art from the Lascaux Caves to COD (Center for Openness and Dialogue). Discovering and « discaverning » Edi Rama. Part II », AKS Revista, novembre 2018
    aksrevista.wordpress.com/ 2018/11/02/the-art-from-the-lascaux-caves-to-cod-center-for-openness-and-dialogue-discovering-and-discaverning-edi-rama-part-ii-romeo-kodra [consulté le 26 janvier 2020] ;
    Vincent W.J. van Gerven Oei, « The Unofficial View of Tirana (92) », Berfrois, 12 juillet 2015
    berfrois.com/ 2015/07/vincent-w-j-van-gerven-oei-all-that-frustration [consulté le 26 janvier 2020].
  18. Voir le site de la Galerie nationale des arts :
    galeriakombetare. gov.al [consulté le 26 janvier 2020].
  19. Voir le site de Bazarment :
    bazament.al [consulté le 26 janvier 2020].
  20. Voir le site d’Harabel :
    harabel.com.al [consulté le 26 janvier 2020].
  21. Voir le site du DebatikCenter of Contemporary Art :
    debatikcenter.net [consulté le 26 janvier 2020].
  22. Voir le site du Centre Tulla :
    tulla.tv [consulté le 26 janvier 2020].
  23. Voir le site de Tirana Ekspres :
    tiranaekspres.com [consulté le 26 janvier 2020].
  24. Pour en savoir plus sur 1.60 Insurgent Space, voir le site :
    1995-2015. undo.net/it/ sede/9718 [consulté le 26 janvier 2020].
  25. Voir le site de la Galerie MIZA :
    performingtheeast.com/ miza-gallery [consulté le 26 janvier 2020].







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