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Le zombie est la transfiguration de l’expérience humaine de la déshumanisation
entretien avec Joseph Tonda

par Sophie Lapalu

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Joseph Tonda est sociologue et anthropologue ; il enseigne à l’université Omar Bongo de Libreville et intervient régulièrement à l’EHESS à Paris. Si ses recherches portent sur l’Afrique centrale, il s’intéresse aussi aux travaux réalisés par des chercheur·euse·s africain·e·s et occidentaux·ales en Afrique du Sud. C’est avec ce large champ de vision qu’il a répondu à nos questions sur les origines et développements contemporains de la figure du zombie sur le continent africain. Il publie cette année Afrodystopie. La vie dans le rêve d’Autrui, aux éditions Karthala à Paris.

Sophie Lapalu : La figure du zombie est devenue omniprésente dans la société occidentale, du cinéma en passant par des parades d’Halloween. Pour aborder cette figure et sa réappropriation par la culture occidentale, il nous semble qu’il faille remonter à certaines cultures d’Afrique, notamment centrale. « L’origine du mot lui-même est incertaine. Si certains ont pu y voir les traces du français “les ombres”, d’autres insistent plutôt sur l’origine africaine du terme comme de la figure. Le mvumbi, au Congo, renvoie à un individu cataleptique, le nvumbi, en Angola, à un corps sans esprit, le zan bibi au Ghana, au Togo et au Bénin, à une “créature de la nuit1” ».

À Haïti, le zombie est une personne en état de mort apparente. Quelle est la place de figures similaires, fantômes ou revenants, dans les religions d’Afrique de l’ouest ou centrale ?

 

Joseph Tonda : Ma réponse va sortir du cadre strict des religions et des « origines africaines » de ce terme et de la figure qu’il décrit, pour l’envisager dans deux directions qui se complètent : la première est celle de ce que l’on pourrait considérer comme « magies » de fabrication des « figures similaires » aux zombies, dans leurs rapports à la sorcellerie, la witchcraft2, alors que ce que j’appelle ici les « magies » seraient plutôt du registre de la sorcery. La deuxième direction est celle des rapports entre zombies et économie capitaliste marchande ou néolibérale. Deux raisons justifient cette option. La première est de suggérer l’idée selon laquelle la figure symbolique du zombie peut exister et être décrite dans la littérature occidentale sans que le terme soit énoncé ou connu, alors même que d’autres termes, à l’exemple de vampire ou de monstre existent dans la littérature produite dans un contexte socio-historique occidental où les mécanismes et logiques du système capitaliste en vigueur fabriquent des êtres réels que l’on qualifierait de zombies. La deuxième raison est que l’origine supposée africaine du terme fonctionne, en réalité, comme un miroir grossissant de ce que les logiques et mécanismes du capitalisme produisent en Occident. La question des « origines », comme c’est généralement le cas, est ici comme ailleurs très liée à celle des mythes et des rites qui les actualisent. C’est pourquoi je considère que les magies africaines ou haïtiennes de fabrication des zombies sont des rites (ou des pratiques) dont la fonction est la réalisation des mythes qui racontent en la transfigurant la violence fondatrice des « sociétés africaines », c’est-à-dire des sociétés ainsi qualifiées par l’Occident. Car les « Africains », les « Noirs » ou les « Nègres » n’ont été produits comme tels que du fait de la violence de la « rencontre » avec le « Blanc », c’est-à-dire le « sujet mâle-occidental-blanc3 », produit de la « rationalité triomphante » qui a expulsé en lui « ses propres pulsions irrationnelles » qui lui sont devenues menaçantes, informes, obscures et qui ont été attribuées à un « autre ». Cet autre étant le « non-sujet », ou le « sujet mineur ». Anselm Jappe, que je viens de paraphraser, écrit précisément à ce propos : « Ainsi, le sujet bourgeois blanc et masculin a projeté une sensualité débridée tour à tour sur les classes populaires, les gens de couleur, les femmes, les gitans et les juifs4 ». Il faut ajouter que ce bourgeois blanc et masculin est un libéral5. Le « Blanc » est donc celui qui s’est « vidé » de ses « propres pulsions irrationnelles », s’imposant ainsi comme une figure positive du zombie, tandis que le zombie « repoussant » symboliserait le « non-sujet », c’est-à-dire l’« homme de couleur ». Selon moi, l’inconscient du zombie est celui de cette relation en miroir entre, d’une part, le « Sujet mâle-occidental-blanc », qu’on appelle le « Blanc » qui s’est arrogé le pouvoir et le privilège de nommer les autres6, qui les a fait circuler de force entre continents, générant ainsi la transfiguration des récits de la violence physique subie dans les langages et symboliques de la violence de l’imaginaire du zombie ; et d’autre part le « non-sujet » « Noir » ou « Africain », l’« homme de couleur ».

 

 Le zombie est de ce point de vue un terme et une figure de cette violence de l’imaginaire constitutive de ce que j’appelle l’Afrodystopie, la « dystopie africaine », qui n’est pensable qu’en relation avec l’Eurodystopie. En d’autres termes, la violence de l’imaginaire du zombie s’origine dans la dynamique des interprétations des réalités matérielles, qui traduisent des rapports de force physique de domination, d’assujettissement, de déshumanisation. Ce qui implique de considérer les appropriations de cette figure par des artistes contemporain·e·s en Occident, ainsi que ses usages dans l’industrie du cinéma et sa spectacularisation lors des parades d’Halloween, comme des équivalents des pratiques magiques de mise en scène des mêmes sentiments ou subjectivités créés en Afrique dans l’épreuve de la déshumanisation qui a produit les « Noirs » et les « Africains ». Les mêmes peurs de l’avenir, les mêmes pratiques de déshumanisation produisant les mêmes effets sur le plan de l’imaginaire et du symbolique. Le zombie, en définitive, est la transfiguration de l’expérience humaine de la déshumanisation.

 

Commençons donc par les « magies » de fabrication des zombies qui, dès lors, mettent en scène cette déshumanisation. La magie du Konhg concerne trois pays : le Cameroun, le Gabon et la Guinée équatoriale. Celle de l’Andzimba concerne le Congo Brazzaville et celle du Moyeke les deux Congos. Ces magies ont toutes pour principe la production ou la fabrication des sujets vidés de leur conscience et de leur volonté, pour en faire des gens « sans tête », obéissant aveuglément aux ordres de leurs propriétaires qui s’enrichissent de leur travail. La magie du Konhg se retrouve aussi bien au Cameroun ou au Gabon qu’en Guinée équatoriale. Elle sert à la fabrication de personnes censées vivre après leur mort et qui travailleraient, notamment dans les plantations de café ou de cacaoyers au profit de leurs propriétaires, après qu’elles ont été capturées par des procédés magiques. Elle s’inscrit ainsi dans les imaginaires ou dans l’inconscient de la traite, de l’esclavage et de l’économie des plantations. Elle est une réponse à la question de l’inégalité et de la différence dans l’acquisition des richesses. L’on sait, sur le plan historique, que les hommes ou les femmes qui s’enrichissaient de la vente des hommes et des femmes capturé·e·s à l’intérieur des terres, et qui étaient dans leur écrasante majorité des côtier·ère·s, disposaient de réseaux de fournisseurs des « hommes-marchandises ». Ce faisant, la magie qui s’est élaborée pour traduire en actes symboliques des pratiques réelles relève des logiques de la puissance et de la force indispensables à la capture de ces « hommes-marchandises ». Dans le cadre de cette magie, comme dans la réalité historique, la personne puissante est celle censée disposer d’un « supplément » de force ou de puissance dans son corps. Ce « supplément » est pensé comme une « excroissance » biologique, un organe en « plus », « supplémentaire ». Cette conception est ancrée dans l’historicité des sociétés d’avant le violent épisode de la traite et de l’esclavage. Le chasseur émérite, le pêcheur le plus performant, le lutteur imbattable d’avant cet épisode ont leurs équivalents aujourd’hui : le·la juge le·la plus « compétent·e », l’élève le·la plus « intelligent·e », le·la professeur·e le·la plus reconnu·e ; bref, tous ceux ou toutes celles qui dépassent la moyenne, sont doté·e·s de ce « supplément » de « force » ou de « puissance ». Ce qui veut dire que l’imaginaire du Konhg est l’imaginaire du dépassement, qui est synonyme d’« excroissance », de « surplus » ou de « supplément ». La magie du Konhg est la technique de fabrication des êtres vidés de leur substance vitale pour servir comme force supplémentaire nécessaire à la constitution et à la reproduction de la puissance des autres, c’est-à-dire les propriétaires de ces « morts-vivants », qui sont précisément l’équivalent des zombies. Nous avons donc affaire ici à un imaginaire qui entretient des affinités symboliques avec l’imaginaire du « profit » qui se réalise par l’exploitation d’autrui. Car la magie du konhg, produit des travailleur·euse·s invisibles, qui sont des « êtres-forces » de travail exploité·e·s dans leur mort, pour que leurs propriétaires puissent jouir du produit de leur travail. En République du Congo (Brazzaville), une magie « similaire » au Konhg existe sur les marchés occultes (invisibles) constitués le long du fleuve Congo et de ses affluents. C’est la magie des Andzimba que l’on dit spécialisés dans l’enlèvement des personnes destinées à la vente sur les marchés en aval du fleuve. Les personnes censées être enlevées peuvent réapparaître, mortes, flottant sur les eaux du fleuve, mais l’on dit tout de suite qu’il s’agit de « dépouilles » apparentes car les personnes vendues et réduites en esclavage travaillent toujours pour leurs propriétaires. À Brazzaville ? En Occident ? Quoi qu’il en soit, le schème général est ici celui de la traite et de l’esclavage.

 

Retenons donc que toutes ces magies ont pour principe le travail des morts, ou des personnes vidées de leur substance vitale, autrement dit, des figures extrêmes des « non-sujets ». Leur travail est à la fois censé se faire dans l’invisible et censé expliquer le soudain enrichissement de certaines personnes. Ce qui nous permet de reprendre et de compléter une formule célèbre de Birago Diop dans les Contes d’Amadou Koumba : en Afrique, « les morts ne sont pas morts », en faisant valoir que non seulement les mort·e·s ne sont pas mort·e·s, mais aussi qu’il·elle·s sont, sous la forme de zombies (car le zombi est une forme vidée de son « fond », de son « contenu », de sa « substance »), des travailleur·euse·s d’une économie capitaliste occulte, c’est-à-dire invisible. À ce propos, les travaux de Jean et John Comaroff7 ont montré comment, dans le cadre d’une Afrique du sud post-apartheid, postrévolutionnaire et néolibérale, une véritable « épidémie » des zombies éclata au cours des années 1990, c’est-à-dire après 1989, l’année où le monde bascula dans l’économie capitaliste néolibérale. Les zombies, dans ce contexte sud-africain, c’était des êtres humains réels, des étranger·ère·s clandestin·e·s africain·e·s, accusé·e·s par les Sud-Africain·e·s de voler leurs emplois, et donc de les priver de la possibilité de fonder des familles. On racontait alors que les « propriétaires » des zombies avaient un sperme toxique. Tout un imaginaire du zombie décrit comme force de travail captive que les propriétaires stockaient dans des tonneaux le jour pour les libérer la nuit et ainsi les mettre au travail « au noir », rendait compte des problèmes réels de l’ère néolibérale et de sa violence structurale où des individus entreprenants tiraient profit des nouvelles opportunités d’enrichissement. L’énigme de l’enrichissement sans travail ou de travailleur·euse·s visibles invisibles fut à l’origine de cette flambée de violence contre celles·ceux qui étaient censé·e·s ne pas avoir de langue, parce qu’il·elle·s ne répondaient pas à la parole qui leur était adressée, l’on disait qu’il·elle·s avaient la langue coupée et qui disparaissaient dès qu’il·elle·s étaient identifié·e·s : les zombies. La question de l’absence de langue, qu’il faut comprendre aussi comme absence d’organe langue, nous disent les Comaroff, s’explique par l’accent étranger des travailleur·euse·s qui les trahissait. Celle de la disparition subite s’expliquait par la fuite devant le danger de mort qu’encouraient les travailleur·euse·s clandestin·e·s étranger·ère·s dès qu’il·elle·s étaient identifié·é·s par les Sud-Africain·e·s noir·e·s. Bien sûr, nous disent les Comarroff, la violence de l’imaginaire8 des zombies (ils parlent de violence de l’abstraction) qui est au fondement de leur sociologie imaginative, reposait sur des représentations anciennes de corps sans substance, parce qu’ils sont « vidés », la nuit, par les sorciers, les witch. Cet imaginaire est présent, en Afrique centrale, où ce que j’appelle la hantise de la disparition est prégnante9. Cette hantise s’exprime dans l’idée que les sujets sont exposés à l’action de dévoration de leur substance vitale dans l’invisible. Les personnes ainsi « mangées » la nuit, en sorcellerie, et qui, le jour, « cherchent » des gens qu’ils rendraient responsables de leur mort, par des « provocations », portent le nom de ehongo en ikota, langue dont les locuteur·rice·s sont aussi bien au Congo qu’au Gabon. Ehongo, cet individu qui a été « mangé » la nuit, et qui doit mourir le jour, procède à des « provocations » susceptibles de conduire à des bagarres où il doit trouver la mort. C’est ainsi que fonctionne la violence de l’imaginaire de la sorcellerie, c’est-à-dire, la violence de l’imaginaire du vampire, puissamment documentée par Florence Bernault au Gabon10. Dans ce sens, le phénomène des zombies est inséparable du phénomène général de sorcellerie dont le principe est la violence de l’imaginaire du « sang sucé » ou de la chair dévorée. Marx lui-même n’avait-il pas pensé la violence du capitalisme avec la figure du vampire ?

Ce que je viens de dire montre que l’Afrodystopie, la dystopie africaine, ne peut se comprendre qu’en relation avec ce que j’appelle l’Eurodystopie. Vous dites que la figure du zombie est devenue omniprésente dans la société occidentale, du cinéma en passant par des parades d’Halloween, autrement dit, dans le monde du spectacle. Selon moi, la figure du zombie, même si elle ne fut pas décrite forcément comme telle, est au cœur même des logiques de fonctionnement du capitalisme et de l’État moderne, comme l’attestent les travaux littéraires décrivant les mondes dystopiques, dont l’exemple paradigmatique est 1984 de George Orwell, mais aussi les travaux scientifiques ou philosophiques sur la figure du sujet, prolétaire ou bourgeois, portant sur les sociétés occidentales.

En Utopie, Thomas More nous dit que les infâmes, c’est-à-dire des gens de la classe inférieure sont couverts d’or et de luxe. Il s’agit donc d’une critique de la société anglaise du capitalisme naissant au XVIe siècle. Or, en Eurodystopie, le·la prolétaire idéal·e à Londres, à Paris ou à Berlin, « c’est quelqu’un dont on a vidé et réduit la tête et dont on a spécialisé certains organes, notamment la main – mais, à l’occasion, ce peut être les pieds, les yeux, les oreilles… La finalité de ces opérations a été parfaitement identifiée par Marx : le vidage de la tête et l’accaparement de la main, cela permettait l’extraction de la plus-value par le maître, c’est-à-dire par le capitaliste11. » Trois siècles après la publication de l’Utopie de More, les prolétaires qui peuplent la dystopie européenne sont des gens vidés de leur tête, des gens « sans tête », c’est-à-dire des « zombies ». En même temps, ces gens sont ceux qui produisent la plus-value capitaliste et le plus-de-jouir lacanien. Lacan « explique en effet que le marché économique qui s’est créé entre celui qui a vendu sa force de travail contre de la subsistance et le capitaliste est aussi un marché de la jouissance puisqu’un “plus-de-jouir s’y établit, qui est capté par l’autre”, le maître […] obtenu par la renonciation [du prolétaire] à la jouissance12 ».

Produire des sujets sans conscience ni volonté, dont les « organes », principalement la main, telle une machine, travaillent à l’extraction de la plus-value, tel est, nous semble-t-il, le non-sujet produit et promu par le néolibéralisme. De manière fort diabolique, celui-ci se présente comme une machine qui décervelle les prolétaires, en en faisant les êtres-pour-la-jouissance que Lyotard avait perçus. Voici ce qu’il écrit, s’agissant de la terre natale de la dystopie orwellienne : « […] les sans-travail anglais ne se sont pas faits ouvriers pour survivre, ils ont – accrochez-vous ferme et crachez-moi dessus – joui de l’épuisement hystérique, masochiste, je ne sais quoi, de tenir dans les mines, dans les fonderies, dans les ateliers, dans l’enfer, ils ont joui dans et de la folle destruction de leur corps organique qui leur était certes imposée, ils ont joui qu’elle leur soit imposée, ils ont joui de la décomposition de leur identité personnelle, de celle que la tradition paysanne leur avait construite, joui de la dissolution des familles et des villages, et joui du nouvel anonymat monstrueux des banlieues et des pubs du matin au soir13. » La jouissance s’impose comme une composante structurelle des gens « sans tête » en dystopie néolibérale de nos jours. Une dystopie que préfigurait 1984, sous le régime de Big Brother. En effet, malgré le « puritanisme sexuel » prôné par les fonctionnaires de l’État-Big Brother, la jouissance est au programme de cet État et se traduit par l’orgasme collectif que produit la semaine de la Haine14 et qui entraîne des gens sans conscience ni volonté, parce qu’ils ont perdu la « tête », à « aimer » Big Brother. Ces gens sont des zombies. Car, dans l’État-Big Brother, nous dit O’Brien : « Nous sommes des morts. Notre seule vie réelle est dans l’avenir. Nous prendrons part à cet avenir sous forme de poignée de poussière et d’esquilles d’os15. »

 

Notes

  1. Maxime Coulombe, « Zombies, symptôme d’une époque terrifiée », dans Socio-anthropologie, Mortels ! Imaginaires de la mort au début du XXIe siècle, 2015, p. 49-60
  2. Voir le travail d’Edwards Evan Evans-Pritchard, Witchcraft, Oracles and Magic among the Azande, Oxford : Clarendon Press, 1937
  3. Robert Kurz, La substance du capital. Préface d’Anselm Jappe, Paris : Éditions l’Échappée, 2019, p. 269
  4. Anselm Jappe, La société autophage. Capitalisme, démesure et autodestruction, Paris : La Découverte, 2017, p. 47
  5. Domenico Losurdo, Contre-histoire du libéralisme, Paris : La Découverte, 2014 [première édition italienne 2006]
  6. On peut lire sur ces considérations générales, Léonora Miano, Afropea. Utopie post-occidentale et post-raciale, Paris, Grasset, 2020 ; Achille Mbembe, Critique de la raison nègre, Paris : La Découverte, 2015 [2013] ; Domenico Losurdo, op. cit.
  7. Jean & John Comaroff, « Nations étrangères, zombies, immigrants et capitalisme millénaire », Bulletin du Codesria, 3 et 4, 1999, p. 19-32 ; Zombies et frontières à l’ère néolibérale. Le cas de l’Afrique du Sud postapartheid. Paris : Les Prairies ordinaires, 2010
  8. La notion de violence de l’imaginaire est une notion que Joseph Tonda a créée et développée dans Le Souverain moderne. Le corps du pouvoir en Afrique centrale (Congo, Gabon), Paris : Karthala, 2005
  9. Joseph Tonda, L’impérialisme postcolonial. Critique de la société des éblouissements, Paris : Karthala, 2015j
  10. Florence Bernault, Colonial Transactions. Imaginaries, Bodies, and Histories in Gabon, Duke University Press, 2019, p. 183-187
  11. Dany-Robert Dufour, L’individu qui vient… après le libéralisme, Paris : Denoël, 2011, p. 187
  12. Dany-Robert Dufour, Baise ton prochain, op. cit. p. 85
  13. Jean-François Lyotard, Economie libidinale, Paris : Minuit, 1974, p. 136
  14. George Orwell, 1984, op. cit. p. 240
  15. Ibid. p. 235







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