Period Piece

le 11 septembre 2025

Period Piece1
Étrange de relire, presque une décennie plus tard, cet essai écrit alors que je n’avais pas encore trente ans. Non pas que j’aie vraiment pu oublier les problématiques de l’utérus entre-temps. Un rêve, au cours de la psychanalyse que j’ai suivie par la suite, m’a révélé pourquoi j’étais déjà préoccupée à l’époque par les représentations des saignements menstruels dans l’art et la littérature – et comment le texte ci-dessous, à un niveau plus ou moins inconscient, était la conversion intellectuelle d’une vérité corporelle. Ce rêve a conduit à un diagnostic, qui a lui-même conduit à une opération liée à la santé reproductive ; ce après quoi j’ai écrit un poème (post-exilic), là encore pour convertir tout cela2. 

Depuis, je n’ai ni eu ni désiré d’enfant. Je n’ai pas avorté. Je ne suis pas (encore) entrée en (péri-)ménopause. J’ai résisté à la pilule. J’ai envisagé de prendre de la T, et plus récemment, de subir une hystérectomie, afin que mon corps puisse comprendre de manière plus littérale la blessure qu’est son utérus3. J’ai échangé avec d’autres personnes, amix et connaissances, autour des difficultés menstruelles. Je prends toute une collection de plantes médicinales – gattilier, dictame de Crète, bourse à pasteur (!), achillée millefeuille – en guise de tonique amer. J’ai continué à être harcelée et vidée de mes ressources vitales par cet organe de la féminité cis-viscérale. 


Taches aux motifs d’écailles de tortue au fond d’une cuvette de toilettes, souillures brunes sur mousseline, rouge pâle dégradé dans du coton compressé. Rouge orangé translucide enrobé de plastique, bulles d’air et résidus épais ; fibres dessinées en traînées vaporeuses. Un dégradé de couleurs allant du rouge pompier au pourpre, qui me laisse un goût de fer4

Le sang des règles est un sang particulier, un sang tenu secret. S’écoulant périodiquement, produit d’une fluctuation hormonale cyclique, ce sang marque une absence de fécondation, une perte de semence. Est-ce là la principale raison pour laquelle il demeure, avec son « odeur de marécage, de violettes fanées5 », honni par le patriarcat ? La raison pour laquelle son statut, « plus suspect que celui qui s’échappait de[s] écorchures enfantines6 », est encore associé à la honte ? Les règles sont à la fois une réalité de vie et un fait de non-vie, un rappel de la capacité à se reproduire en même temps que l’objet de la non-reproduction. 

À rebours de l’anti-refrain « No future », où une forme de non-reproduction en rencontre une autre, la représentation des cycles menstruels dans la culture a quelque chose de répétitif dans le temps qui s’avère rassurant. Alors que des signifiants tels que la « carrière », la « maison » ou la « retraite » s’estompent lentement pour devenir des mirages historiques, nos corps, eux, poursuivent généralement leur activité, inconscients de l’environnement hostile du monde. À l’exception de cas de stress intense, de sous-alimentation ou de maladie7, et jusqu’à un certain âge, les cycles reproductifs se poursuivent8. Particulièrement en ces temps de fin du monde, l’expérience de la biologie peut ainsi sembler désynchronisée à celle de la réalité. On peut se sentir à distance de ce corps qui oscille entre des cycles de production, de vidange et de perte, et en dépit de sa nature répétitive, l’arrivée nouvelle du sang peut être accueillie avec surprise, comme un rappel écarlate de ce qui se déroule à l’intérieur. Pour certain·x·es, il est cathartique de saisir la matière abjecte des menstruations et de la nommer « art » ; pour d’autres, il s’agit de l’expression de corps en désarroi, de corps en désordre. 

Je pense à tout cela en même temps que je fais défiler des grilles de feeds Instagram composées de formes de sang sombre, allant de papillons de Rorschach à des caillots semblables à des limaces. Alors que les publicités pour les serviettes hygiéniques mettent en scène un liquide bleu comme de la lessive, sur cette grille, comme dans l’histoire de l’art menstruel, les saignements mensuels sont bien couleur carmin. Comme tous les posts sur les réseaux sociaux, et comme tout l’art qui s’inspire des fluides corporels, ces images inscrivent une partie de nous-mêmes ; mais dans ce genre bien spécifique, elles ne contiennent pas de chair réelle, seulement la substance qui a franchi ses frontières. Les marques de sang semblent moins liées à l’ego que le marquage libidinal du sperme ou la pulvérisation territoriale de la pisse à travers l’histoire de l’art – il s’agit ici d’inscrire quelque chose d’autre. Les posts semblent être publiés dans un état d’esprit entre l’auto-fascination et l’auto-aliénation ; ils émanent d’une culture visuelle virtuelle décrite par Hannah Black en tant que « régime de visibilité obligatoire et d’obscurité obligatoire9». Contre la honte, les posts de règles rendent visible ce que la société préfère censurer. 

Judy 

« Ce que nous ressentons au sujet de nos propres menstruations, c’est ce que nous ressentons à la vue de leur image face à nous ». Judy Chicago, probablement l’artiste la plus célèbre dans le domaine des règles, a écrit cette phrase dans un texte accompagnant son installation Menstruation Bathroom (1972). L’image construite par l’artiste dans l’espace, dans le cadre de l’exposition collective « Womanhouse », était celle d’une salle de bains apparemment privative dans laquelle se trouvaient un seau débordant de fluides écarlates, une étagère remplie de produits hygiéniques et un fil à linge parsemé de serviettes ensanglantées. Une telle image reflète-t-elle notre expérience ou nous provoque-t-elle plutôt – à nous et à autrui – un mouvement de recul10

Depuis les premières vagues du féminisme, les menstruations ont été présentées comme le miroir d’une féminité désavouée – c’est ce pourquoi, selon Simone de Beauvoir, leur « écoulement met en danger la femme elle-même dont le mana est ainsi matérialisé11 ». Les deux syllabes qui forment le terme mana invoquent des systèmes entiers de forces culturelles, aussi riches et irréductibles que « la femme elle-même12 ». Mais on peut aussi saigner et ne pas être « femme » ; ou être femme et ne pas saigner. Pour chacun·x·e, les menstruations suscitent un spectre de réponses et d’oscillations entre plusieurs états : entre l’incarnation épanouie et la dissociation, le déni ou la distance par rapport aux processus corporels. Il est nécessaire de réécrire la phrase de la féministe française qui énonce que « la femme, comme l’homme, est son corps mais son corps est autre chose qu’elle » pour plutôt formuler que nos corps sont quelque chose d’autre que nous13

L’œuvre de Chicago s’efforce de créer un sujet subversif pour son époque : donner du sens à ce corps ou s’en éloigner, se réapproprier sa propre histoire et ses substances refoulées. Paul B. Preciado écrit en réponse : « Le but de l’art n’est plus de produire un “objet” mais d’inventer un appareil de re-subjectivation capable de produire un “sujet” : une autre conscience, un autre corps14 ». 

Penny

L’artiste londonienne Penny Goring a étudié l’art dans les années 1980 et au début des années 1990, à un moment où l’adjectif « féministe » était le plus souvent utilisé comme critique. Elle me décrit brièvement, dans le corps dense d’un email, un condensé des activités de son utérus, les traumatismes du système reproducteur et les effets qu’ont eu les évènements de la vie sur ses règles. « Pourquoi es-tu attirée par le thème des menstruations ? », lui ai-je demandé, de façon beaucoup trop large (comme je me le demandais à moi-même). « Étant donné que mes œuvres impliquent ma vie et mon corps, il aurait été encore plus étrange de ne pas le faire15 », m’a-t-elle répondu. 

« en année préparatoire, en 1981, une jeune fille a peint une femme ayant ses règles de manière abondante et elle a été ridiculisée et humiliée pour cela – et jugée profondément ringarde. en première année de peinture, en 1992, une fille a peint en rouge quelque chose à propos des règles sur le dos de sa veste en cuir noir et ça a fait pareil : on l’a méprisée, mal regardée, elle a été qualifiée d’hystérique, de sans talent, de hors-sujet… »

« au début de ma convalescence, entre 2006 et 2009, j’ai peint seule, sans relâche, sans jamais montrer à personne, et je suis allée au plus profond de là où je voulais aller – c’est là où j’ai dessiné Blood Foot et Shit Foot, et réalisé plein de peintures autour des mêmes sujets : des femmes examinant leurs lèvres proéminentes, des femmes avec leurs propres extensions phalliques qui n’étaient absolument pas des pénis, des femmes pataugeant dans la merde, accouchant, etc… » 

Le rouge de Blood Foot (2008) va des lèvres aux tétons en passant par le vagin ainsi enraciné – il ruisselle à l’intérieur de chaque jambe dans une hémorragie libre qui recouvre intégralement un pied. Les pieds sont à l’origine du contact avec le sol nu, et Blood Foot renvoie les déchets reproductifs à la terre. 

Je suggère que le sang menstruel est un type de déchet bien particulier, et Penny m’envoie des macros des « débuts » de #pisswave, un projet collaboratif toujours en cours avec hella troy pis : born dirty, où elle porte un t-shirt St. Tropez avec un utérus rose découpé sur les lèvres, ou encore un sponge cake avec une fraise géante sur le dessus – confiture et crème, sang et sperme – et une légende rouge dénonçant le « lak of period picz » (le manque de photos de règles) sur Google. Dans le projet voodoo tampon, le cylindre du tampon devient une icône clignotante conçue pour la consommation sur Internet, aussi effrontée que le Red Flag de Judy Chicago (1971). Ces séries, auxquelles on pourrait ajouter blodcatz (2013) (des memes de chats aux yeux rouges et brillants), se moquent de cette condamnation historique des règles comme étant abjectes : « lmao period blod iz teh antichrist of patriarchy » (« mdr le sang des règles est l’antéchrist du patriarcat »).

Shadow

Shadow F. Sosa, artiste afro-sudaka et expert·e en libération de la hanche, a tweeté, au moment initial de mon écriture : « L’art mxnstruel est à la mode en ce moment (mooncup pour la vie) ». Mais si nous faisons une avance rapide entre la salle de bains souillée de Judy Chicago ou la performance Fresh Blood de Carolee Schneemann (1985) – née d’un rêve prémenstruel – et aujourd’hui, qu’est-ce qui a vraiment changé ? La misogynie structurelle n’a pas disparu et, alors que les politiques liées au corps rencontrent les réalités des personnes trans, les règles continuent d’être prises d’assaut16

La pratique de Sosa embrasse le mana et le sang de l’utérus, qui serait curatif, voire même nutritif, dit-iel, rappelant une époque où les corps féminisés n’étaient pas associés à la douleur et à l’impureté. Sa routine de danse et de déhanchement puise ses racines dans les rituels de fertilité néolithiques et les danses abortives, ainsi que dans la culture bounce, où « ce sont les mères qui enseignent à leurs filles17 » comment grind18. Iel a posté sur Instagram des photos de ses sous-vêtements tachés de sang (Mooning on White, 2015), et, pour la Saint-Valentin, la prise de vue d’une caméra glissée à l’intérieur d’un col de l’utérus en train de saigner. Sa recherche incarnée l’a amené·e à imaginer la manière dont les danses sacrées favorisant le flux menstruel auraient pu offrir une liberté re-/dé-productive aux personnes esclavisées19. Sosa ravive les pratiques sacrées – que le colonialisme a presque entièrement rasées – en tant que mode de résistance somatique, pour des sociétés qui n’ont quasiment plus de rituels – où le « No future » précédemment évoqué revient non plus comme chant contre-culturel mais comme horizon délimitant. À l’instar des salutations au soleil ou des orbites planétaires des récits astrologiques, revenir aux mouvements (pré-)historiques apaise les corps et les esprits, peu enclins à aller de l’avant, mais dotés d’une perception accrue du temps. 

En repensant aux visuels sanguinolents d’Instagram et de Tumblr, il semble que la prescription bien rodée des réseaux sociaux en tant que rituel contemporain (rituel sans gloire) soit pertinente. Ces performances rythmiques sont certes liées à la vie privée-publique de la génération selfie – mais elles sont bien plus qu’un simple geste narcissique ou qu’un appel à l’attention. La sociologue Karen Gregory a suggéré que les réseaux sociaux contribuent à l’élaboration d’« un arc narratif improvisé de développement spirituel personnel [qui] peut atténuer la dislocation et le désespoir liés à la précarité20 ». Dans cette interprétation, les expressions virtuelles sont immédiatement réifiées, puisque « l’histoire de vie [provisoire] de chacun·x·e » est convertie en capital social ou réel pour les utilisateur·rices ou les plateformes21. Tandis que les posts liés aux règles servent d’exutoire à une expérience aliénante, ils résistent à l’envie de devenir une énième instance d’auto-promotion. Leurs répétitions quadrillées tentent de mettre de l’ordre dans le désordre, et leurs hashtags partagés – comme #menstrala et #periodart – représentent ce que pourrait signifier l’idée de saigner collectivement. 

La vie m’avait mise dans une position abjecte, alors je me suis dit qu’autant en profiter22 

La représentation, même au degré le plus intime, instaure une distance avec son sujet ; l’art délimite une séparation avec la réalité, par nature irréelle, objectivée. Si, pour Julia Kristeva, « l’abject est la violence du deuil d’un “objet” toujours déjà perdu », l’art des menstruations prend l’objet perdu, inachevé, et le recrée23. Cela ne veut pas dire que cet art serait toujours abject – une lecture trop systématique du corps saignant – mais plutôt qu’il a la capacité de retourner le moi « de l’extérieur vers l’intérieur24 », et par là, de mettre la catégorie de l’abjection à l’envers. Un processus ritualisé de création artistique transforme l’objet perdu en objet d’art productif et contestataire25

Si la substance signifiante de la fertilité féminine a été transférée au sein des systèmes patriarcaux pour se superposer à l’idée de la mort, je veux lire la persistance de l’art menstruel comme une affirmation de l’être – proche de la mort, mais émanant des profondeurs de la vie, portant les traces d’une expérience partagée mais subjective. Le sang qui dégouline devient emblématique d’un futur qui, tout en s’écoulant le long de l’intérieur de nos pantalons, pourrait encore advenir, mais ne s’est pas produit. Je veux lire l’intérêt récent porté aux règles – ou du moins, le mien – comme une forme de résistance ; une rébellion contre la reproduction elle-même.  

Merci à Lizzie, Lucy, Naomi, Nine, Penny et Lou

  1. Il s’agit d’une version éditée, mise à jour et abrégée d’un essai originellement publié avec le même titre dans A-or-ist Journal n°2 (Londres, Eros Press, 2016), pp. 21-26. NDLT : Le titre, volontairement laissé en anglais pour sa référence au travail de Lani Beloso (voir note 4), fait à la fois référence à une œuvre historique ou d’époque (« A period piece ») et joue sur le double sens du mot « period », qui désigne les règles. ↩︎
  2. « post-exilic », 2022, non publié. Le titre est inspiré d’une phrase de Gordon Lish : « Le corps blessé est post-exilique : nous sommes tous·tes poussé·es vers le dehors ». ↩︎
  3. Jesse Darling, fervent défenseur du corps en tant que système signifiant, m’a suggéré cette lecture. « Comme Our Lady Batman… », lui ai-je répondu. ↩︎
  4. The Period Piece de l’artiste hawaïenne Lani Beloso est une série de 13 œuvres créées à partir du sang recueilli lors de ses règles abondantes, dans une collecte étendue sur une année. Pour la première œuvre de la série, elle a saigné sur une toile pendant 12 heures.  ↩︎
  5. Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe, Tome II : « L’expérience vécue », Paris, Éditions Gallimard, 1976 (1949). ↩︎
  6. Ibid. ↩︎
  7. 2025 : Je pense au témoignage de Bisan Owda à Gaza au sujet des cycles menstruels perturbés par les conditions traumatiques et la malnutrition expérimentées. ↩︎
  8. Une installation au Silicon Roundabout, à Londres, fait la promotion de la congélation d’ovules avec le slogan suivant : « Pas de vrai temps libre ». ↩︎
  9. Hannah Black et Imri Kahn, « Birthing Gods », 2015, non publié. Hannah Black reprend le terme de « visibilité obligatoire » développé par Michel Foucault. ↩︎
  10. 2025 : Alors que Judy Chicago s’adresse probablement aux femmes cis avec son usage de la première personne du pluriel, mon emploi du « notre », ici et partout, s’adresse à toutes les femmes, personnes trans et personnes non-binaires. De plus, si j’avais été au courant de la position sioniste de Judy Chicago au moment initial de mon écriture (d’après ses commentaires sur Instagram lors de sa rétrospective au New Museum en octobre 2023), qui vient ériger des frontières autour de son féminisme, j’aurais peut-être réfléchi à deux fois avant de prendre son travail comme point de départ. ↩︎
  11. Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe, Tome I : « Les faits et les mythes », Paris, Éditions Gallimard, 1976 (1949). 
    ↩︎
  12. L’idée de mana est empruntée par Simone de Beauvoir aux cultures de la Polynésie et du Pacifique Sud pour signifier des forces mystérieuses qui peuvent autant représenter une protection positive – les communautés indigènes qui, selon elle, plaçaient des fibres imbibées de sang menstruel sur la proue de leurs bateaux – qu’une malédiction contaminante ou qu’une menace trop sauvage. ↩︎
  13. Pour le point de vue d’un homme trans sur les règles (et de corps non-binaires), voir (en anglais) : http://everydayfeminism.com/2014/11/trans-guys-guide-menstruation/. ↩︎
  14. Paul B. Preciado, « Revenir à la Womanhouse », blog Peau de rat, 3 octobre 2013. ↩︎
  15. Correspondance par email avec l’artiste, 17-21 décembre 2015. ↩︎
  16. En 2015, Kiran Gandhi a saigné librement sans utiliser de protection alors qu’elle courait le marathon de Londres pour attirer l’attention sur le fait que seulement 12 % des femmes dans le monde ont accès à des produits hygiéniques ; en Irlande, des femmes ont envoyé des tweets contenant des détails sur leurs cycles au Premier ministre pour protester contre les lois anti-avortement ; et aux États-Unis, le hashtag #periodsarenotaninsult a servi à critiquer les commentaires misogynes de Trump sur CNN. ↩︎
  17. Shadow F. Sosa, dans Alison Hugill, “On Twerking and the Commons”, Berlin Art Link, 22 juin 2015. https://www.berlinartlink.com/2015/06/22/artfeminism-an-interview-with-fannie-sosa-on-twerking-and-the-commons/. ↩︎
  18. NDLT : Geste de danse très sensuel et lascif consistant à se frotter contre sa·son partenaire dans un but de drague ou de séduction. ↩︎
  19. Shadow F. Sosa, “what are sacral dances? pt. 6”, résumé de recherche de doctorat par @shadowsomatics sur  Instagram, 29 avril 2025. https://www.instagram.com/p/DI6mJzlohES/?img_index=1.
    ↩︎
  20. Rob Horning analysant Karen Gregory sur les « stratégies de résistance affective » dans “Precarity and Affective Resistance”, The New Inquiry, 14 février 2012. http://thenewinquiry.com/blogs/marginal-utility/precarity-and-affective-resistance/. ↩︎
  21. Ibid. ↩︎
  22. Chris Kraus, dans Giovanni Intra, “a fusion of gossip and theory”, artnet, 13 novembre 1997. artnet.com Magazine Index – A FUSION OF GOSSIP AND THEORY. ↩︎
  23. Dans Purity and Danger, Mary Douglas rend compte des recherches de l’anthropologue Lévy-Bruhl, selon lesquelles les Māori « considèrent le sang menstruel comme une sorte d’être humain manqué », dont le statut intermédiaire suscite la peur. Julia Kristeva, Pouvoirs de l’horreur. Essai sur l’abjection, Paris, Éditions du Seuil, coll. Points, 1983, p. 22. ↩︎
  24. Sara Ahmed, The Cultural Politics of Emotion, Londres, Routledge, 2004, p. 86. ↩︎
  25. La série Isilumo siyaluma de Zanele Muholi met à jour l’art des règles en tant que contestation, avec des impressions kaléidoscopiques de son sang récolté agissant en tant que mémoriaux pour la violence sexuelle à l’œuvre à l’encontre des lesbiennes en Afrique du Sud. ↩︎